Éditorial
Plastique : l’autre crise
Selon l’Institut des professionnels du développement durable et de l’environnement (IPDDE), entre 400 000 et un million de personnes meurent chaque année suite à une mauvaise gestion de nos déchets plastiques. Et, d’après la revue scientifique médicale britannique The Lancet, l’exposition aux contaminants chimiques contenus dans le plastique coûte quelque 1 500 milliards de dollars en frais de santé à travers le monde annuellement. Et que faisons-nous collectivement pour lutter contre ce tueur silencieux ? Rien. Ah oui, pardon, nous le recyclons…
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Quoi de neuf au FCQGED
Dossiers à suivre
Nouvelles de nos membres et partenaires
Quoi de neuf au FCQGED
Nous renouvelons notre formule d’adhésion
Nous avons simplifié notre formule d’adhésion pour les individus et les organisations souhaitant devenir membre du FCQGED !
Actuellement, les adhésions sont effectuées sur le site web du Front commun et sont valides pour une période fixe de deux ans, débutant le premier avril d’une année impaire. Ainsi, l’ensemble du membrariat actuellement en vigueur arrivera à échéance le 31 mars 2027. Après cette date, toutes les adhésions auraient dû être renouvelées en remplissant à nouveau le formulaire en ligne.
Afin de rendre la procédure plus conviviale pour les membres et pour assurer des périodes d’adhésion plus uniformes pour des mêmes frais, nous avons apporté deux modifications à cette procédure. Premièrement, l’adhésion sera désormais définie selon une base annuelle en fonction de la date d’adhésion. Par exemple, si vous devenez membre le 1er août 2026, votre adhésion sera valide jusqu’au 31 juillet 2027. Cela permettra d’éviter des situations malencontreuses de la procédure actuelle où un membre pouvait payer le plein prix de l’adhésion pour n’en bénéficier que pour une courte période.
Deuxièmement, les adhésions seront désormais renouvelées automatiquement afin d’éviter que les membres aient à renvoyer un nouveau formulaire chaque année. Soyez sans crainte : cette modification ne vise pas à vous faire oublier un paiement récurrent ! Un mois avant le renouvellement automatique de votre adhésion, vous recevrez un courriel de rappel de votre adhésion imminente. Ce sera l’occasion de déterminer si vous souhaitez reconduire votre statut. D’ailleurs, il vous sera possible d’annuler la reconduction de votre adhésion à tout moment.
Avec toutes ces nouveautés, il s’agit d’un moment idéal pour devenir membre du Front commun. En soumettant votre adhésion, vous soutenez nos activités tout en bénéficiant de notre appui face à des problématiques locales et régionales. Vous pourrez également participer à la vie associative et à la gouvernance du FCQGED. Pour en savoir davantage, consultez notre site web :
Dossiers à suivre
Le règlement sur la consigne encore modifié
L’édition du 29 juillet de la Gazette officielle du Québec contenait un projet de règlement visant à modifier le Règlement visant l’élaboration, la mise en œuvre et le soutien financier d’un système de consigne de certains contenants (règlement sur la consigne). Le projet de règlement contient un ensemble d’ajustements qui pourraient être qualifiés de mineurs, mais il introduit également une nouvelle disposition susceptible d’avoir des impacts importants sur la forme finale que prendra le système de consigne à partir de 2027.
En effet, les articles 1, 5, 15 et 16 du projet de règlement visent à assurer que les producteurs responsables du système de consigne aient l’obligation de prioriser l’octroi de contrats et la participation de transporteurs, de centres de tri, de conditionneurs et de valorisateurs existants. En d’autres mots, ces prestateurs de services, comme ils sont désignés dans le règlement, devront être préférés au développement de nouvelles capacités chez d’autres acteurs. Si les producteurs ne se conforment pas à ces nouvelles obligations, ils pourraient s’exposer à des sanctions administratives pécuniaires, voire à des amendes allant jusqu’à 3 000 000 $.
Ces nouvelles dispositions semblent directement répondre aux plaintes des conditionneurs de verre en activité au Québec. En juin dernier, plusieurs entrepreneurs s’étaient dits floués après que Consignaction ait annoncé son intention d’ouvrir sa propre usine de conditionnement du verre de la consigne. Plusieurs des firmes ayant émis des critiques se disaient notamment préoccupées par un apparent manque de transparence de l’organisme, qui avait visité les usines des conditionneurs existants sans leur faire part de leur projet. Les acteurs du milieu ont également jugé que cette décision de Consignaction diminuerait la compétitivité du secteur en rapprochant ce dernier d’une structure monopolistique.
Ainsi, le projet de modification réglementaire paraît indiquer un ralliement du gouvernement aux craintes exprimées par les conditionneurs. Si les dispositions prévues sont adoptées telles quelles, nous croyons qu’il sera difficile pour Consignaction de justifier la création d’une nouvelle usine de conditionnement du verre.
En plus de ce développement important, le projet de règlement prévoit d’autres amendements qui retiennent notre attention. Premièrement, les contributions maximales exigées aux producteurs utilisant des contenants à remplissages multiples ont été revues à la baisse. Ce changement pourrait contribuer à favoriser le réemploi des contenants de boisson, même s’il est peu probable qu’il s’agisse d’un incitatif suffisant pour endiguer la tendance lourde de l’industrie vers les contenants à remplissage unique.
Deuxièmement, certaines dispositions relatives à la composition et au fonctionnement du comité de suivi ont été révisées. Nous croyons qu’il s’agit d’une opportunité de faire valoir au gouvernement la pertinence de membres issus de la société civile. Nous entendons d’ailleurs formuler des recommandations en ce sens.
Pour en apprendre davantage, consultez le projet de règlement. Vous avez également jusqu’au 13 août 2026 pour envoyer vos commentaires au ministère de l’Environnement en écrivant au lien suivant :
Une nouvelle solution pour le recyclage du verre de la collecte sélective
Une entreprise de conditionnement du verre a annoncé avoir mis au point un procédé permettant le recyclage du verre de la collecte sélective sous forme de verre. Le Groupe Bellemare, installé à Trois-Rivières, affirme être désormais en mesure de retirer les matières infusibles qui contaminent typiquement le verre du bac, empêchant son recyclage. Le verre sortant du processus a d’ailleurs été approuvé par Owens-Illinois, le seul recycleur de verre de la province. À terme, Groupe Bellemare prévoit être en mesure de conditionner environ 90 000 tonnes de verre de la collecte sélective annuellement, soit la quasi-totalité du gisement de verre associé à ce mode de récupération.
Comme l’indiquait notre directeur général en entrevue avec La Presse, il s’agit d’une « excellente nouvelle ». La perte d’une partie des matières traitées par la collecte sélective en raison de leur intercontamination est une des principales faiblesses de ce système. D’ailleurs, au-delà de la perte de matières qui auraient autrement pu être valorisées, c’est surtout l’impact négatif sur la confiance des citoyens envers la récupération des matières recyclables qui pouvait être dommageable. En ce sens, on ne peut que se réjouir face à la perspective de pouvoir faciliter la promotion de la récupération et du tri à la source.
En dépit de cet optimisme, nous conservons une certaine prudence face à cette annonce. Au cours des deux dernières décennies, de nombreuses technologies ont été développées et mises en valeur comme solutions définitives aux enjeux posés par le recyclage du verre de la collecte sélective. On pensera, par exemple, aux technologies de transformation du verre en silice précipitée (un composé utilisé dans la fabrication de caoutchouc, de plastiques, de revêtements ou d’adhésifs), ou encore en Verrox (un additif cimentaire). Malgré l’intérêt et les promesses de ces débouchés et alternatives, aucun n’a réussi à complètement enrayer l’enjeu de la valorisation du verre de la collecte sélective.
Ainsi, si l’annonce du procédé de Groupe Bellemare est très encourageante, nous croyons qu’il faudra déterminer l’efficacité de cette solution en s’appuyant sur ses résultats à long terme. D’emblée, nous notons qu’il serait intéressant d’en savoir plus sur la quantité et sur la nature des rejets associés au traitement développé par le conditionneur.
Pour plus d’informations, consultez l’article de La Presse :
Les sites d’enfouissement devront surveiller leurs rejets de SPFA
Le 13 juillet dernier, un article de Radio-Canada a révélé que le gouvernement du Québec imposerait, à partir du 16 août 2026, une obligation de suivi des quantités de substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA) dans les effluents des lieux d’enfouissement technique (LET) de la province. Cette nouvelle exigence de mesure visera à terme à permettre la mise en place de normes de rejets pour les sites d’enfouissement.
Les SPFA sont une famille de milliers de composés couramment utilisés dans les biens de consommation en raison de leur caractère hydrophobe et lipophobe. Leur impact négatif sur la santé et l’environnement leur a valu une attention et des inquiétudes croissantes au cours des dernières années. L’annonce de cette première étape vers un contrôle renforcé nous semble donc être une excellente nouvelle. Toutefois, elle ne représente pas non plus une finalité satisfaisante. La pertinence d’une période de mesure ne sera pertinente que dans la mesure où elle n’enrayera pas une approche décisive, rapide et précautionneuse de limitation des rejets.
Cette annonce est aussi étonnante à certains égards. Depuis quelques années, le ministère de l’Environnement avait paru favoriser un suivi plus segmenté des émissions de SPFA émanant des sites d’enfouissement. En effet, les obligations existantes en ce sens ont généralement été intégrées au certificat d'autorisation de LET ayant effectué des demandes d’agrandissement. Ce fut notamment le cas du LET de Champlain. On peut également présumer qu’il en aurait été de même pour le LET de Lachenaie à Terrebonne, puisque le ministère avait laissé entendre son intérêt pour une telle approche dans la documentation relative à l’agrandissement du site disponible au Registre des évaluations environnementales. On pourra donc se réjouir de voir une application plus rapide et uniforme à l’ensemble des sites du Québec.
Plus fondamentalement, nous abondons avec les déclarations émises par le Conseil des entreprises en technologies environnementales du Québec (CETEQ) et par la Fondation rivières dans l’article de Radio-Canada; la problématique des SPFA doit être abordée à la source. Bien que les lieux d’enfouissement technique soient la principale source de rejet de ces contaminants dans l’environnement, cet état de fait n’est que le reflet de nos systèmes de production et de consommation. Tant que l’utilisation des SPFA ne sera pas régie en amont, nous continuerons à multiplier les risques d’exposition de la population et des écosystèmes en aval.
Pour plus d’informations, consultez l’article de Radio-Canada :
Feu au site d’enfouissement de Val-d’Or : le recouvrement mis en cause?
Un incendie a eu lieu au lieu d’enfouissement technique de Val-d’Or dans la nuit du 5 au 6 juillet. Le brasier a été rapidement maîtrisé par les pompiers et sa cause n’a toujours pas été identifiée dans les médias.
En dépit du peu d’information disponible sur le mécanisme exact de déclenchement du feu, ce cas est évocateur d’une problématique plus large à laquelle doivent faire face les sites d’enfouissement. Effectivement, principalement en raison des habitudes de tri inadéquates de certains usagers, la menace posée par les incendies est bien réelle pour ces installations. Les principaux coupables sont les piles (et particulièrement les piles au lithium), les bonbonnes de propane, les pneus, les peintures et les cendres.
Au-delà de cette réalité globale, le cas du LET de Val-d’Or suscite toutefois des questions au niveau du recouvrement journalier. Cette pratique obligatoire consiste à apposer, à la fin de chaque journée d’exploitation du site, une couche de sols ou d’autres matériaux sur les matières déchargées dans la cellule en cours d’exploitation. Selon le Règlement sur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles (REIMR), le recouvrement journalier vise à « [...] limiter le dégagement d’odeurs, la propagation des incendies, la prolifération d’animaux ou d’insectes et l’envol d’éléments légers [...] ». Il y a donc un lien à faire entre les pratiques de recouvrement et la gestion du risque de feu dans les sites d’enfouissement.
Le REIMR pose peu de restrictions quant aux matériaux qui peuvent être utilisés comme matériaux, dans la mesure où ils permettent d’atteindre les objectifs de la pratique et qu’ils respectent des critères de conductivité hydraulique, de granulométrie et de contamination. Ces critères permettent notamment au LET de Val-d’Or d’utiliser en partie des copeaux de bois, comme indiqué dans la dernière version de son Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR). Sans suggérer que cette méthode a nécessairement joué dans le cas de l’incendie qu’a connu le site, nous nous questionnons quant à la capacité de cette matière à prévenir et contenir les feux.
Ainsi, même si la gestion de l’incendie ayant eu lieu au LET de Val-d’Or semble s’être déroulée de manière efficace tout en minimisant les conséquences négatives, nous jugeons qu’une réflexion plus large sur la nature des matériaux de recouvrement admis mérite d’être entamée. Cet examen nous semble d’autant plus pertinent qu’il paraît y avoir un faible contrôle des pratiques de recouvrement à l’échelle de la province.
Ce dernier point a d’ailleurs attiré notre attention il y a plusieurs mois lorsque nous avons effectué une recension des quantités de recouvrement employées dans l’ensemble des sites du Québec. Cet exercice nous avait permis de relever des données préoccupantes quant à l’impact du recouvrement sur la durée de vie de certains sites et sur les redevances à l’élimination payées.
Pour en apprendre davantage, consultez notre article sur le recouvrement journalier :
Nouvelles de nos membres et partenaires
La coop Les Valoristes en quête de nouveaux locaux
La coopérative de solidarité Les Valoristes est à la recherche de nouveaux locaux afin d’accueillir ses activités. Depuis 2020, la coop a pignon sur rue à l’îlot voyageur, au-dessus de la gare d’autocars de Montréal. Bien que l’administration des Valoristes ait anticipé la fin de l’occupation de l’espace actuel, une situation qu’elle savait temporaire, il a été extrêmement difficile de trouver un lieu qui réponde aux besoins de l’organisme et de sa clientèle.
Pour mener à bien ses opérations, la Coop souhaite avoir un local suffisamment grand tout en maintenant un emplacement stratégique et accessible. Le local actuel avait notamment pour avantage d’être à proximité de la place des festivals et de plusieurs commerces qui représentent des points importants pour les personnes effectuant la collecte des contenants consignés.
Les Valoristes n’ont que très récemment obtenu une reconnaissance officielle de Consignaction leur permettant de recevoir les frais de gestion des contenants dont bénéficient normalement les lieux de retour de contenants consignés. Ce n’est donc que depuis 2024 que l’organisation est en mesure de dégager un revenu des services qu’elle offre. D’un côté, cette situation implique que la Coop a maintenant quelques économies qui pourraient être allouées à un loyer ou à un projet d’achat de nouveau lieu de service. De l’autre, elle met également en exergue le peu de temps dont a bénéficié l’organisme pour augmenter les ressources qu’elle est en mesure d’allouer à son déménagement.
La Coop a donc récemment lancé un appel à l’aide pour des pistes de nouvel emplacement. Si vous êtes en mesure de lui offrir du soutien ou des pistes, contactez l'administration au lien suivant :
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Le FCQGED dans les médias
QUB Radio (Isabelle Maréchal) – 30 juillet 2026
« Taxe cachée », « arnaque »... vous n'êtes pas convaincu par la consigne!
Radio-Canada Première Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (D'Est en Est) – 30 juillet 202
Des frais de consigne payés deux fois?
La Presse – 30 juillet 202
Consignation des contenants : Vous payez deux fois maintenant
La Presse – 29 juillet 2026
Québec force la main de Consignaction
CBC Radio One (Daybreak) – 16 juillet 2026
What you need to know about glass recycling in Quebec
CBC Radio One (CBC News Montréal) – 14 juillet 2026
Sur le conditionnement du verre par le groupe Bellemare
Radio-Canada Première Estrie (Vivement le retour) – 13 juillet 2026
Terminé l’enfouissement pour le recyclage du verre
ICI Radio-Canada Première (Tout un matin) – 13 juillet 2026
Le recyclage du verre : En deux minutes avec Nahila Bendali
La Presse – 13 juillet 2026
Recyclage du verre : Fini, l’enfouissement
CBC (CBC News Montréal) – 10 juillet 2026
What a forced move could mean for this Montreal recycling co-op
Noovo (Noovo info) – 2 juillet 2026
Déménagements : des tonnes de déchets dans les rues de Montréal
CBC News Montréal – 2 juillet 2026
Quebec's biggest landfill gets emergency approval to pile garbage higher
Radio-Canada (Le téléjournal Québec) – 2 juillet 2026
Après les déménagements, place à la collecte des encombrants
FM 98,5 Montréal (Cantin le matin) – 2 juillet 2026
Enfouissement: « On est un des plus gros générateurs de déchets au monde »
ICI Radio-Canada Québec (C’est encore mieux l’après-midi) – 1er juillet 2026
Déchets : le plus grand dépotoir du Québec agrandi
ICI Radio-Canada (Nouvelles) – 1er juillet 2026
La plus grande poubelle du Québec agrandie d’urgence
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