Éditorial

Persiflage d’une nuit d’hiver

Décembre… Avec ses journées trop courtes et ses nuits qui n’en finissent plus de déborder. Derniers miles avant les vacances d’hiver qui nous ouvriront les portes vers le renouveau de janvier. Pour l’environnement, 2025 aura été une année à oublier, oui, mais paradoxalement, les torts qui lui auront été causés resteront longtemps dans nos mémoires et prendront du temps à être réparés…

Quoi de neuf au FCQGED

Le Québec est-il bon élève en matière de consigne ?

Reloop, un organisme international de développement de politiques en lien avec la consigne, a publié un rapport sur les principaux facteurs influençant la performance des systèmes de consignes. La production de ce document s’inscrit dans le contexte d’une adoption record de la consigne comme système de récupération des contenants de boissons. Alimentée par les nombreux exemples maintenant disponibles aux quatre coins du globe, Reloop a pris une lentille comparative et quantitative afin de dégager les principaux éléments sur lesquels repose le succès d’un système de consigne. 

Au-delà de son intérêt intrinsèque, ce rapport offre une occasion unique de comparer l’état de la consigne au Québec à ce qui se fait ailleurs dans le monde. Notre système est-il conçu selon les meilleures pratiques ou nous enlisons-nous plutôt dans la mauvaise direction? Afin de déterminer si le Québec est bon élève en matière de consigne, nous décortiquons les trois principaux facteurs affectant la performance de ce type de système et nous analysons la situation de la province en tenant compte des recommandations de Reloop à cet égard.

Pour connaître nos conclusions, consultez notre article complet :

Bourse Michel Séguin : l’école gagnante est dévoilée

C’est avec plaisir que nous vous annonçons l’école gagnante du concours de réduction à la source de la Semaine québécoise de réduction des déchets 2025. La Bourse Michel Séguin, d’une valeur de 1000$, est attribuée à l’école primaire Étoile Filante (Montréal), représentée par Ines Manseau et Irina Denisova.

Les 130 élèves de l’école Étoile Filante ont pu participer à plusieurs activités de réduction à la source : des repas communautaires avec de la vaisselle réutilisable, des cours de cuisine et de fabrication de savons zéro déchet, des échanges de costumes, de jeux ou de livres pour réduire les achats, et plus encore. Le comité à l’origine de ces initiatives a également fait une campagne de sensibilisation (affiches, vidéos, discussions) afin de stimuler la réflexion chez les élèves.

Nous tenons également à souligner le travail et le dévouement de toutes les écoles participantes de cette 4ème édition du concours de la Bourse Michel Séguin. Merci d’encourager la réduction à la source auprès de la jeunesse avec vos projets inspirants.

Toutes nos félicitations à l’école Étoile Filante et aux responsables de ce projet! Merci de faire une différence dans votre milieu !

Faites le quiz : Quel type de consommateur responsable êtes-vous durant les fêtes ?

En cette saison festive, nous vous avons préparé un petit test ludique et éducatif sur la réduction à la source !

Découvrez quel type de consommateur responsable vous êtes durant le temps des fêtes. Que vous soyez un minimaliste festif, un fripeux ou un grincheux, vos bonnes habitudes réduisent l’empreinte environnementale de cette période de consommation de masse. Et si vous voulez améliorer votre performance en tant que consommateur, vous serez définitivement inspiré par nos différents choix de réponses.

Une pause avant la nouvelle année

Le temps des fêtes arrive à grands pas! Nous allons prendre une courte pause pour souligner la fin de l’année. Nos bureaux seront donc fermés du 20 décembre au 4 janvier inclusivement.

Nous serons de retour en 2026 pour continuer à œuvrer à une meilleure gestion des matières résiduelles au Québec. D’ici là, toute l’équipe vous envoie ses meilleurs vœux!

Dossiers à suivre

Les groupe environnementaux s’inquiètent des reculs démocratiques au Québec et au Canada

Le 8 décembre, 14 groupes et organismes environnementaux se sont réunis afin d’émettre leur préoccupation face à une tendance à la réduction des processus démocratiques entourant les enjeux environnementaux au Québec et au Canada. Aux yeux des groupes, les gouvernements fédéral et provincial auraient eu tendance à affaiblir les contre-pouvoirs et l’État de droit dans le domaine environnemental sous prétexte d’assurer une accélération économique.

Ces gestes semblent témoigner d’une vision des administrations en place opposant l’environnement et la croissance économique, une perception qui est vivement remise en question par les groupes. Ces derniers avancent plutôt que les mécanismes démocratiques assurant la protection de l’environnement sont une condition essentielle pour l’atteinte d’une économie qui soit véritablement résiliente et soutenable.

Plusieurs projets de la dernière année sous-tendent l’analyse des groupes. Au niveau fédéral, on pensera notamment aux projets de loi C-5 et C-15. Sur le plan provincial, le projet de loi 69 (énergie), le projet de loi 97 (régime forestier), le projet de loi omnibus 81, le projet de loi 93 (Stablex), le projet de loi 7, et le récent projet de loi constitutionnelle ont également retenu l’attention.

Le FCQGED est d’ailleurs intervenu en commission parlementaire afin de commenter les projets de loi 81 et 93. Dans le cas de l’omnibus 81, en dépit de certaines dispositions intéressantes, nous avions été préoccupés par la possibilité d’autoriser les travaux préalables à certains projets avant la fin de la procédure d’évaluation environnementale et de consultation publique.

Pour ce qui est de la loi 93, nous remettions en question les conclusions du gouvernement voulant que l’agrandissement du site de Stablex soit nécessaire à court terme. Nous nous opposions également à la démarche du gouvernement consistant à imposer le projet d’agrandissement à la population locale, tout en allant à l'encontre des normes et règlements de la Ville de Blainville et de la Communauté métropolitaine de Montréal.

Mais au-delà des dossiers pris de manière isolée, c’est surtout le portrait global brossé par leur accumulation qui est préoccupante. D’ailleurs, comme le communiqué conjoint des groupes le soulignait, l’environnement peut être perçu comme le « canari dans la mine » en matière de respect des droits et des procédures démocratiques. Ainsi, c’est toute la société civile qui devrait être alarmée par le mouvement enclenché en 2025.

Pour plus d’information, consultez le communiqué conjoint des groupes environnementaux :

Adoption des durées de garantie de bon fonctionnement

Le gouvernement du Québec a adopté un règlement instituant les durées de la nouvelle garantie de bon fonctionnement qui s’appliquera à certains types de biens électriques et électroniques. En conformité avec ce qui avait été annoncé préalablement, ces durées ont été fixées à six ans pour une cuisinière, un réfrigérateur, un congélateur, un climatiseur et une thermopompe; à cinq ans pour un lave-vaisselle, une laveuse et une sécheuse; à quatre ans pour un téléviseur; et à trois ans pour un ordinateur, une tablette électronique, un téléphone cellulaire et une console de jeu. La garantie entrera en vigueur le 5 octobre 2026.

Nous saluons la décision du gouvernement d’être allé de l’avant avec le règlement en dépit des hésitations émises par certains détaillants. Néanmoins, nous demeurons habités du sentiment ambivalent que nous entretenions déjà en septembre dernier; nous percevons toujours le principe de la garantie de bon fonctionnement comme un excellent outil pour lutter contre l’obsolescence programmée. Cependant, les durées retenues par le gouvernement ne nous semblent pas refléter pleinement la durée de vie des catégories de produits visés. En effet, les jugements rendus aux petites créances pour l’application de la garantie légale (qui s’applique déjà à l’ensemble des biens de consommation) permettent de relever des longévités beaucoup plus importantes. Par exemple, selon certains jugements, une cuisinière aurait une durée de vie normale de 12 à 15 ans alors que la durée de vie minimale d’une thermopompe serait de 12 à 18 ans.

Malgré cette lacune, l’adoption du règlement reste une bonne nouvelle. Même si les durées de la garantie de bon fonctionnement demeurent insuffisantes, le recours à ce nouveau mécanisme permettra aux consommateurs dont l’appareil brise dans les premières années d’utilisation de se faire valoir d’un droit de remplacement ou de réparation sans avoir à se tourner vers les tribunaux. Le degré d’effort requis pour un consommateur qui souhaite se prévaloir de ses droits est donc nettement plus faible que dans le cas de la garantie légale qui repose sur une notion plus vague de « durée de vie raisonnable ».

Pour plus d’information, consulter le texte complet du règlement issu de la Gazette officielle :

Nouvelles de nos membres et partenaires

Le Mouvement pour une ville zéro déchet mobilisé face au nouveau projet d’incinérateur à Québec

Lors des dernières élections municipales à Québec, les candidats à la mairie se sont prononcés quant au futur de l’incinérateur de la ville, la principale installation d’élimination de la région. Avec la victoire de Bruno Marchand, l'administration actuelle envisage le remplacement et la relocalisation de l’incinérateur, une opération qui permettrait à la Ville de Québec de continuer d’incinérer des matières résiduelles pour au moins 60 ans.

Déjà impliqué dans le domaine de la gestion des matières résiduelles dans la région de Québec, le Mouvement pour une ville zéro déchet (MVZD) voit les discussions entourant le futur de l’incinérateur comme un dossier prioritaire pour ses interventions. En fait, pour le Mouvement, la capacité à tendre vers le zéro déchet est indissociable du sort de l’incinérateur; la nature et l’envergure des installations d’élimination d’un territoire sont d’abord le reflet de sa consommation et de sa capacité à réduire les déchets à la source. C’est d’ailleurs cette vision que le MVZD veut promouvoir auprès de l’administration; par le passé, cette dernière aurait eu tendance à percevoir les mesures de réduction prévues à son plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR) comme des éléments distincts de la gestion de l’incinérateur. Bref, le Mouvement cherche à mettre de l’avant une perspective holistique de la GMR et de l’élimination.

Dans le sillage du projet de relocalisation de l’incinérateur de Québec, le MVZD a multiplié ses efforts afin que la Ville de Québec consulte les groupes et la population. En novembre, le Mouvement est intervenu lors d’une séance du conseil municipal afin de questionner le maire sur d’éventuelles consultations en lien avec le déplacement de l'incinérateur. Au début du mois de décembre, un membre du MVZD, à titre personnel, a également eu la chance de discuter avec le maire Bruno Marchand ainsi qu’avec Marie-Josée Asselin, la vice-présidente du comité exécutif et la responsable de la gestion des matières résiduelles et de l’environnement à la Ville de Québec. Ces échanges ont été l’occasion de réaffirmer la vision intégrée du Mouvement face à l’incinération et la GMR ainsi que de formuler à nouveau son désir de prendre part à divers mécanismes de consultation.

Au niveau de la forme que pourraient prendre les consultations en question, le MVZD aimerait d’abord que des membres de la société civile soient invités à faire partie de groupes de travail. Une telle démarche pourrait se faire par une intégration au sein de démarches existantes, comme l’audit de pérennité de l’incinérateur. Le MVZD souhaiterait également que des consultations publiques soient organisées avant que tout nouveau projet d’incinérateur soit mis en branle.

Autre avancée, le Mouvement a accueilli favorablement les déclarations récentes du maire invitant les industries, commerces et institutions (ICI) à réduire la quantité de matières résiduelles qu’ils envoient à l’élimination. Un délai d’un an a été donné à cette catégorie d’acteurs pour entamer cette diminution, sans quoi des taxes additionnelles pourraient leur être imposées.

Vous aimeriez que vos activités ou vos bons coups soient partagés à des centaines d’organismes à travers le Québec ?

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Le FCQGED dans les médias

Radio-Canada Première Québec (Première heure) – 11 décembre 2025
La Ville de Québec a payé 7,8 millions de dollars pour brûler 40 000 tonnes de carton

Le Soleil (et 32 autres médias régionaux) – 8 décembre 2025
Bilan 2025: l’environnement est «sacrifié» par Québec et Ottawa

FM 98,5 Montréal (La Commission) (FM 95,7; 96,9; 104,7; 106,9; 107,7) – 1er décembre 2025
Y a-t-il plus de matières recyclées grâce aux nouvelles règles de tri?

Le monde emballant de M. Bouteilles (podcast) – 1er décembre 2025
Modernisation de la consigne au Québec

Le Journal de Montréal (TVA Nouvelles, Journal de Québec, Salut Bonjour) – 1er décembre 2025
Réforme du recyclage: incursion dans l’usine la plus high-tech du Québec

Le Journal de Montréal (TVA Nouvelles, Journal de Québec, Salut Bonjour) – 30 novembre 2025
Compostage: «La façon la plus rapide, concrète et efficace pour un citoyen d’avoir un impact positif sur l’environnement»

Le Journal de Montréal (TVA Nouvelles, Journal de Québec, Salut Bonjour) – 29 novembre 2025
Du «je-m’en-foutisme»? Malgré les publicités, on retrouve n'importe quoi dans les bacs de recyclage

CBC Radio (Quebec AM) – 21 novembre 2025
Too much recyclable waste buried in MRC de la Vallée de l'Or

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